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EXPERIENCES QUALITATIVES
SUR L'Auto-induction DANS L'ESPRIT « LOW COST » Daniel Krauss Télécharger le fichier .doc (240 ko) Il s'agit de montrer qu'on peut parfaitement réaliser des
expériences convaincantes avec peu de moyens dans un domaine, l'auto-induction,
où on pense souvent avoir besoin de matériel sophistiqué et coûteux. Cela peut être utile aux enseignants de physique, notamment
dans les pays en voie de développement où une politique d'équipement à faible
coût, produit localement peut contribuer à améliorer un enseignement des
sciences trop souvent formel (« locally produced low cost equipment »
LPLCE dans la terminologie reprise par l'UNESCO)[1]. MATERIEL NECESSAIRE ·
1 pile 4,5 V (difficile à trouver en Afrique et chère !) ou 2 à 3
piles rondes 1,5 V en série. Si on en dispose, on peut utiliser un générateur
continu réglable. ·
1 interrupteur simple ou, mieux, si possible, de type poussoir (la pile
débite le strict nécessaire). ·
1 bobine de grande inductance (type 1,4 H 12 W). Si on ne dispose pas d'une bobine
de ce type, on peut en fabriquer une à peu de frais à partir de vieux
transformateurs récupérés : Voir http://d.krauss.free.fr/documents/Physique/Bobine/bobines.htm ·
1 lampe type ·
1 diode ordinaire ·
un multimètre DESCRIPTION DES EXPERIENCES ET OBSERVATIONS Expérience 1 : pile(s) et interrupteur en série alimentent
bobine et lampe montées en dérivation (voir schémas ci après). Interrupteur
initialement fermé : on observe que la lampe brille d'un éclat faible
(normal, elle est sous voltée). On ouvre l'interrupteur : on observe que la lampe
brille d'un éclat intense pendant un temps très bref mais néanmoins
parfaitement discernable (nettement moins d'une seconde) puis s'éteint. On
referme l'interrupteur, on observe que la lampe brille à nouveau d'un éclat
faible (elle n'est pas « cassée). On peut d'ailleurs refaire l'expérience
plusieurs fois de suite.
Expérience 2 préliminaire : On alimente la lampe
uniquement par Expérience 2 phase 1 : on refait le circuit de
l'expérience 1 en intercalant la diode en série avec la lampe dans le sens
passant. Quand l'interrupteur est fermé, on observe bien que la lampe brille faiblement.
On ouvre l'interrupteur : on observe que la lampe reste éteinte (pas de
« flash »).
Expérience 2 phase 2 : même chose mais la diode étant
montée dans le sens bloqué. Quand l'interrupteur est fermé, on observe que la
lampe est éteinte. On ouvre l'interrupteur, on observe le « flash »
de la lampe.
NB : ces schémas ont été réalisés grâce au dessin
procédural sous Word. C'est puissant et gratuit : voir http://d.krauss.free.fr/documents/Transverses/dessin_Word/dessin_procedural.htm Il en
est à la version 3.0 que j'ai développée pour mes besoins personnels. ASPECTS DIDACTIQUES ET SUGGESTIONS COMPLEMENTAIRES Cette série d'expérience peut être utilisée lors de
l'introduction à l'auto-induction. Notamment, pour introduire la notion de
continuité du courant dans une bobine (et de discontinuité des
tensions !). On peut aussi présenter cette série d'expériences sous forme
d'énigmes à interpréter a posteriori. Remarquez qu'on n'utilise ni générateur basse fréquence, ni
oscilloscope et encore moins d'acquisition de mesures par ordinateur. On a fait en sorte qu'avant l'ouverture de l'interrupteur Ib
>> Ia de manière à ce que le courant qui circule dans la lampe
juste après l'ouverture soit tel que |Ia(t=0+)| >>
Ia(t=0-) (condition d'apparition du « flash »). A titre indicatif, avec une pile de 1,5 V en bon état : Interrupteur fermé : Ib »
80 mA et Ia » 12 mA Lors
de l'ouverture de l'interrupteur, la tension commune aux bornes de la lampe et
de la bobine passe brusquement de 1,25 V
à -9,5 V environ. On
peut utiliser jusqu'à 3 piles 1,5 V en série sans trop de risque pour la
lampe ! Expérience complémentaire : On peut mesurer les intensités
des courants qui passent respectivement dans la bobine et dans la lampe avant
l'ouverture de l'interrupteur en insérant un ampèremètre. Le but est de faire
remarquer qu'avant l'ouverture, Ib >> Ia. On peut prolonger cette série d'expériences qualitatives par
des acquisitions de mesures sur ordinateur. L'objectif complémentaire est alors
de tester avec précision que Ibobine (t=0-) = Ibobine(t=0+).
Dans ce cadre, il est intéressant d'utiliser un résistor plutôt qu'une
lampe : l'interprétation sera plus simple car, le résistor possédant une
résistance constante, l'annulation du courant se fera selon une loi du type U =
U0.exp(-t/t) avec U0 = -E.R/r et t = L/(R+r) où R est la résistance du
résistor, r celle de la bobine et E la fem du générateur utilisé (supposé ici
idéal). On remarque que ANNEXES : acquisition des mesures de
tension par ordinateur (Interface Bora et logiciel Synchronie) Simulation sur Excel
NB :
attention à l'écrêtage au dessus de 10 V en valeur absolue avec cette
interface ! On voit bien l'effet de
la non linéarité de la relation tension courant pour la lampe (résistance
variant avec la température du filament) : la pente de la courbe juste
après la discontinuité augmente d'abord puis diminue (avec une résistance
constante, au lieu de présenter cette inflexion, cette pente diminuerait sur
tout le domaine t>0) Par ailleurs, voici une
simulation de ce qu'on obtiendrait avec une bobine « plus
petite « (inductance et résistance plus faibles). On constate que la
surtension est plus élevée (en valeur absolue) mais elle ne sera pas observée
(pas de « flash » visible) à cause de la faiblesse de l'énergie
stockée dans la bobine (et du temps de décharge de cette énergie).
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